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2017 Jan 15th

ÉDUCATION ET COUVERTURE MÉDICALE POUR RÉPONDRE AUX CONSÉQUENCES À LONG-TERME DE LA CATASTROPHE DE TCHERNOBYL

Même 30 ans après Tchernobyl, dix millions de personnes en Biélorussie, Russie, Moldavie et Ukraine souffrent toujours des conséquences sanitaires à long terme liées à la catastrophe. Grâce au programme Société et Médecine (SOCMED), Green Cross apporte son soutien aux familles affectées par la catastrophe.

Camps de thérapie

Parmi les personnes les plus affectées, on y trouve des enfants comme Dimitri, provenant du village de Barashi, situé dans la province de Jytomyr en Ukraine. Il souffre d’anémie et d’un problème de thyroïde, ainsi que de problèmes d’articulations, de troubles digestifs et de carences en vitamines. Au sein du camp de thérapie de Green Cross, Dimitri a reçu des soins médicaux et psychologiques, des aliments riches en vitamines non contaminés et une chance de récupérer ses forces dans un environnement frais, sain et naturel.

Green Cross organise des camps de thérapie depuis l’été 1995 dans le but d’améliorer les conditions sociales et sanitaires des enfants vivant dans les zones contaminées. Les enfants reçoivent des soins médicaux et psychologiques et profitent d’aliments riches en vitamines non contaminés. Passer beaucoup de temps dans un environnement sain, naturel et où l’air est frais les aide à récupérer des agressions radioactives, et leur permet de renforcer leur système immunitaire pour affronter l’hiver rude. Les camps sont établis au sein du pays d’origine de l’enfant, dans un environnement non contaminé.

Outre l’atmosphère décontractée des camps où ils font du sport, jouent et s’amusent, les enfants reçoivent également des soins de décontamination et des cours d’écologie, de culture et d’études sociales. Ce large éventail d’activités ainsi que les traitements médicaux ont un réel effet bénéfique sur leur santé. C’est pourquoi tous les enfants (97,5 %) souhaiteraient revenir au camp de thérapie, comme le démontre l’enquête effectuée dans les camps l’année dernière.

 

Une étude sur le long terme a également démontré que les symptômes diagnostiqués à leur entrée au camp n’étaient plus détectés chez un tiers voire la moitié des enfants après leur séjour, à comparer au taux de 3,7 % chez les enfants qui ne peuvent pas venir dans les camps de thérapie (l’été provoque généralement une légère amélioration de la santé). Les examens de suivi démontrent même une réduction de 48,5 % des maladies liées aux oreilles, au nez et à la gorge. Les niveaux de radiation sur le corps ont également diminué de 30 à 80 %. Enfin, 65,2 % des enfants qui ont participé aux camps de thérapie et aux programmes Green Cross pendant plusieurs années ne présentent plus aucun symptôme de maladie.

Le camp de thérapie a également eu des effets positifs sur la santé de Dimitri. Sa mère, Inna Suschevsky, l’a à peine reconnu lorsqu’il est rentré chez lui. « Le bonheur se lisait sur son visage » a-t-elle déclaré. «  Il avait tellement l’air en bonne santé et était rempli d’énergie et de joie. Nous sommes tellement reconnaissants envers Green Cross. J’espère que davantage d’enfants de notre village auront l’occasion de participer aux camps de thérapie. »

 

 

Le Green Cross Family Club

La consommation à long terme d’aliments contaminés représente une réelle menace pour la santé des personnes se trouvant dans les zones affectées par la catastrophe de Tchernobyl. Cependant, une préparation correcte des aliments peut réduire la présence de radioactivité dans ceux-ci de plus de 95 %.

Le Green Cross Family Club apporte les connaissances nécessaires sur le sujet. Par exemple, le lait peut être transformé en beurre de la manière traditionnelle. Seule la partie riche en matières grasses du lait, contenant peu de radionucléides, est utilisée, tandis que le liquide aqueux et hautement contaminé est jeté. Par conséquent, le niveau de radiation est réduit de 90 %. La réduction de la radioactivité dans les aliments nécessite non seulement une préparation particulièrement minutieuse des repas, mais aussi des méthodes spécifiques de culture et une mesure constante du niveau de radioactivité.

Lors des réunions organisées par le club, les membres apprennent que les conditions du sol contribuent à déterminer la quantité de radionucléides absorbée par les plantes. Les radiations sont également mesurées dans les zones entourant les villages. Les endroits les plus gravement contaminés sont marqués par des piquets pour empêcher les habitants de couper de l’herbe pour le foin, de cueillir des baies et des champignons ou de laisser leur bétail brouter à cet endroit. Les familles apprennent également, par exemple, que les variétés de plantes qui murissent tôt contiennent moins de radionucléides. Les fruits à racines profondes ont également moins de chance d’être contaminés.

Au Family Club de Bila Tserkva en Ukraine, Elena Korobkina a également suivi avec succès des cours de nutrition. Elle vit avec sa famille à Shkarivka, un village situé dans la zone contaminée. Son fils de neuf ans, Nasar, est officiellement reconnu comme étant une victime de la catastrophe de Tchernobyl. Outre ses besoins en soins médicaux, il est particulièrement important pour lui de se nourrir d’aliments faiblement irradiés. Nasar souffre d’une arythmie cardiaque, d’une malformation congénitale de la vésicule biliaire et d’un trouble du pancréas.

Problèmes cardiaques, cancers, troubles du système sanguin, déficiences de la thyroïde et autres maladies graves sont très répandues dans les zones contaminées en Ukraine, en Biélorussie, en Russie et en Moldavie. Par conséquent, les mères et leurs enfants membres des Family Clubs reçoivent également des soins médicaux d’urgence.

Des études comparatives effectuées sur plusieurs années ont montré que le niveau de radiation trouvé dans les corps des membres du club diminue considérablement si les règles nutritionnelles sont respectées. Grâce au soutien de la Suisse, les victimes innocentes de Tchernobyl, telles que Nasar et sa famille, sont protégées des radiations nocives.

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