DROIT À L’EAU POTABLE ET À L’ASSAINISSEMENT

Eau potable, accès sûr à celle-ci et assainissement : un droit de l’Homme essentiel à la pleine jouissance de la vie et à l’exercice de tous les autres droits fondamentaux.

Mettant les droits de l’Homme au cœur du développement durable et considérant que le droit à l’eau potable en est l’un des plus fondamentaux, Green Cross milite depuis longtemps pour la reconnaissance de ce droit. Green Cross a été l’une des premières organisations à s’impliquer dans la définition de ce nouveau droit socio-économique et a très vite commencé à en faire la promotion via son réseau d’organisations nationales. Green Cross a joué un rôle important dans la première reconnaissance de ce droit par un droit national (le droit français) en 2006.

Plus tard, en juillet 2010, l’Assemblée Générale des Nations Unies a déclaré que l’eau potable, l’accès sûr à celle-ci et l’assainissement, constituent un droit de l’Homme essentiel à la pleine jouissance de la vie et à l’exercice de tous les autres droits fondamentaux.

À la suite de cela, le Conseil des droits de l’Homme a pris une résolution stipulant que « le droit fondamental à l’eau potable et à l’assainissement découle du droit à un niveau de vie suffisant et qu’il est inextricablement lié au droit au meilleur état de santé physique et mentale susceptible d’être atteint, ainsi qu’au droit à la vie et à la dignité ».

Ghana 5 reducedLoin de clore le débat de Ghana 5, ceci a marqué le début d’une nouvelle phase. Quarante-et-un pays se sont abstenus de reconnaitre le droit à l’eau potable et à l’assainissement lors de l’Assemblée Générale des Nations Unies de 2010. Les gouvernements qui se sont abstenus ont dû néanmoins le reconnaitre dans leur droit national et appliquer dans leur pays des critères tels que la disponibilité, la qualité, l’acceptabilité, la facilité d’accès et le caractère abordable. Une approche plus efficace et basée sur les droits de l’Homme sera nécessaire pour aider les pays et les différents acteurs à atteindre les Objectifs de Développement Durable sur les questions liées à l’eau que la communauté internationale avait fixés pour elle-même en 2015.

Entre 2013 et 2015, GCI et GC Burkina Faso se sont impliqués dans des efforts de promotion lors de la Commission Africaine sur les Droits de l’Homme et des Peuples, qui s’est tenue à Banjul (Gambie) – en collaboration avec WaterAid, le South Africa-based Legal Resources Center (LRC) et la Faculté de Droit de l’Université de Genève. Une résolution portant sur les Obligations liées au droit à l’eau potable a été adoptée par la Commission en mars 2015.